04 — 07
Dimensions

Approx. 305 x 254 mm

Matériaux

Impressions à jet d’encre

On décrit souvent les rêves comme faisant partie du domaine de l’absolu, mais je pense qu’ils sont plutôt une sorte d’idolâtrie et qu’ils sont façonnés pour répondre aux attentes « appropriées » de la société. On peut donc considérer les rêves comme des choses relatives qui habillent la coquille de l’absolu.
Pour moi, la nature est similaire aux rêves. Elle nous montre un certain absolu qui transcende le temps. Mais le brouillard de la relativité de la société ou de l’époque vient se placer devant cet absolu au-delà de la temporalité. Les photographies de cette série vont et viennent entre ces deux opposés et cherchent à reconstruire la distance avec les choses absolues.
La photographie permet de superposer la volonté et l’intention du photographe à un fragment de société. Elle est un support pour réinterpréter ce point de vue et ce moyen lui-même se trouve disponible par le contexte de relativité.
Par contre, dans le thème de cette série, l’absolu devrait toujours être représenté de manière absolue. La photographie est donc le support le plus approprié, puisque c’est le plus réaliste de tous.
La nature y est récurrente en tant que symbole de l’absolu. En manipulant l’objectif, une couche de brouillard vient flouter la composition. J’ai utilisé un vieil objectif et je me suis servi de ce flou comme dans un tableau impressionniste pour que les plantes, existences absolues, soient dissimulées derrière ce brouillard de relativité et pour représenter les frontières entre ces existences.

 

Crédits
Sei Yamazaki
Expositions